jeudi 24 mai 2012

Photo news: L’évolution de la vision photographique au Maroc. Driss EL KORRI.


L’évolution de la vision photographique au Maroc
Comme dans la plupart des pays, les arts visuels et audio-visuels sont produits au Maroc selon trois visions culturelles à savoir : la vision ethnographique mercantile, la vision technique architecturale et la vision artistique intellectuelle.
La vision ethnographique mercantile
Cette vision a dominé les débuts de la photographie au Maroc avec les premiers officiers des affaires indigènes du pays colonisateur vers les années soixante du dix-neuvième siècle.
La relève a aussitôt suivit à l’aube de l’indépendance avec notamment les travaux patronnés par des institutions étatiques telles que l’O.N.T. et l’O.N.C.F, etc. Les intentions étaient de promouvoir les espaces touristiques du pays. Mais la confusion dans les esprits entre les malheurs des gens et la culture locale était de mise. A cette vision aliénée que l’on peu justifier par la non assimilation des nouvelles technologies visuelles,
les jeunes photographes marocains des années soixante dix et quatre vingt se joignent en quête, semble-il, de célébrité et d’argent. Toutes fois, quelques un d’entre eux dévoileront un talent inné de cadrage et de jeu de clair-obscur. Dans cette perspective l’accent mis sur les souks et les visages brûlés des paysans et citadins du Maroc profond, révélerait plutôt le vide de la conscience conceptuelle culturelle et artistique chez ces jeunes «artistes».
Les espaces d’expositions de ces travaux se faisaient entre Rabat et Casablanca, ou/et surtout à l’étranger ou l’on s’assurer plus de rentabilité due à l’exotisme assoiffé. Marrakech était la source des talents, des la lumières et des visages. Elle continuera, évolutivement, de l’être plus tard dans les phases suivantes de l’évolution de la pratique photographique. Cependant, la continuité de cette vision jusqu’à nos jours est assurée, aussi, par le caractère simpliste et purement technique de quelques uns (unes) de nos photographes résidents à l’étranger qui se retrouve otage des circuits (galeristes, médias et imprésarios…etc.) qui promouvait leurs travaux.

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